

Nom : Archéosphère |
Archéosphère : une société au service de l'archéologie |
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En septembre 2005, un nouveau bureau d’étude consacrée à la Préhistoire et à l’Anthropologie est né. Baptisée Archéosphère, la société a tranquillement débuté son activité au cours de l’automne. Après six mois d’existence, nous avons le plaisir de vous présenter un premier bilan de nos travaux. À l’avenir, nous envisageons de régulièrement (le rythme reste encore à définir) vous informer de l’évolution de notre structure et de notre activité. Voici le résumé de nos premiers pas au sein de la communauté archéologique. |
Création de la société Archéosphère Le bureau d’études Archéosphère est né de l’association de jeunes spécialistes en Anthropologie funéraire - David Peressinotto -, Préhistoire (Faune - Cédric Beauval -, Céramique - Xavier Henaff - Industrie lithique - Jérôme Primault -), PAO et Création de sites Web - François Lacrampe-Cuyaubère.Le projet existe depuis 2004 et a bénéficié du soutien d’une cellule de transfert de technologie (Incubateur Régional d’Aquitaine). Cette cellule de transfert nous a non seulement apporté une aide financière, mais nous a également permis de nous initier à la comptabilité, la gestion, le marketing… des domaines que nous n’avions que peu cotoyés au fil de notre formation universitaire. Après plusieurs recompositions, modifications, réajustements… les statuts de la société ont été rédigés l’été dernier et enregistrés en septembre 2005 à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux. L’agrément comme opérateur d’archéologie préventive L’activité d’opérateur en archéologie préventive est soumise à une agrémentation. Un dossier de demande d’agrément a donc aussitôt été déposé auprès des Ministres de la Culture et de la Recherche. Suite à un avis favorable du Conseil National de la Recherche Archéologique en date du 1er décembre 2005, les ministres ont signé l’agrément le 22 décembre dernier. Cet agrément nous permet de réaliser des opérations de fouilles préventives en Préhistoire dans le domaine de l’Anthropologie funéraire sur l’ensemble du territoire national. Bureau d’études archéologiques Archéosphère est d’abord un bureau d’études archéologie, specialisé en Préhistoire et en Anthropologie. Nous proposons des travaux en topographie, gîtologie, technologie lithique, céramologie, anthropologie funéraire, paléontologie, archéozoologie, taphonomie osseuse, infographie, PAO, web design au service des chercheurs, universitaires, services de l’archéologie, collectivités territoriales, musées… Les premiers contrats ont été signés avec des chercheurs et universitaires avec lesquels nous travaillons depuis plusieurs années dans le cadre d’opérations de fouilles programmées et d’actions collectives de recherche. À ce jour, six études concernant cinq sites archéologiques ont déjà été réalisées par Cédric Beauval, François Lacrampe-Cuyaubère et Jean-Philippe Faivre.
Site Internet Le site Internet de la société est consultable depuis décembre. Le site est encore aujourd’hui principalement dédié à nos activités de bureau d’études et est plutôt destiné aux chercheurs ; un volet axé sur l’archéologie préventive, et plus spécifiquement à l’usage des aménageurs, sera développé courant mars. Le volet recherche est, à ce jour, le plus abouti. Notre ambition est de mettre nos outils à disposition des chercheurs, universitaires et étudiants. À ce titre, une partie de l’ostéothèque de la société est aujourd’hui accessible en ligne, et consultable sur demande. Cette collection est constituée de plus de 400 restes de Renne, d’Élan et de Chevreuil collectés en Scandinavie. Une ou plusieurs photos accompagnent le descriptif de chaque pièce. Les observations portent sur la caractérisation taxonomique et anatomique, l’état de conservation de la pièce ainsi que sur les traces identifiées sur les surfaces corticales. Un moteur de recherche permet d’interroger la base de données selon différents critères (taxon, anatomie, classe d’âges). Cette base de données est à ce jour l’une des rares bases en ligne, et gratuite. Elle sera très prochainement enrichie de plus de 600 pièces.
La recherche dans cette base peut être faîte par mots-clés, par champs croisés, ou par voie cartographique. Cette base de données complètera utilement les collections de référence des différentes institutions. D’autres bases de données devraient également prochainement être présentées sur le site. Stages Depuis novembre 2005, Guillaume Asselin effectue un mémoire de DES de Sciences Naturelles dans nos locaux du domaine du Haut-Carré à Talence. Son étude porte sur l’industrie lithique de l’ensemble moyen du site des Rochers de Villeneuve et complète son travail de Master 2 réalisé au laboratoire PACEA de Bordeaux 1, sous la direction de Jean-Guillaume Bordes, intitulé « Étude techno-typologique et spatiale du matériel lithique du niveau J du site moustérien des Rochers de Villeneuve, Lussac-les-Châteaux, Vienne (86) ». Son travail consiste en un inventaire et une étude du matériel lithique ; il repose sur l’observation de l’économie des matières premières, des techniques et méthodes de débitages utilisées, de la typologie et l’organisation spatiale des vestiges. L’industrie de l’ensemble moyen (N) semble se différencier de celle de l’ensemble supérieur (J) par l’abondance de denticulés et par un débitage discoïde largement dominant. Ses résultats devraient apporter un éclairage nouveau sur la formation du site, mais aussi enrichir la documentation sur le Moustérien à denticulé du Sud-Ouest de la France. Amélie Toisier et Sylvain Renou ont également travaillé deux et trois semaines dans le cadre d’un UV de professionnalisation du Master 1 d’Anthropologie biologique, Paléoanthropologie et Préhistoire à l’Université Bordeaux 1 (laboratoire PACEA). Sylvain Renou a travaillé sur deux projets :
Sylvain a fouillé cet été sur le site des Pradelles à Marillac-le-Franc (Charente) sous la direction de Bruno Maureille. Ce gisement, qui a livré plus de 10000 restes témoigne, au fil de la stratigraphie, du remplacement des fréquentations néandertaliennes par des occupations animales. L’objectif de son étude a été de tester la pertinence de la subdivision stratigraphique suivie à la fouille. Il a d’abord travaillé sur les restes de rennes découverts lors de la campagne de fouilles 2005 dans les faciès 4a et 4b entre lesquels nous soupçonnions des mélanges. Il a ensuite étendu la recherche de remontage sur les autres taxons (marmotte, carnivores, cheval, bison…) toutes campagnes de fouilles et tous faciès confondus. Ainsi, plus d’une centaine de groupes de remontages ont été effectués. Sylvain Renou a également travaillé sur l’ostéothèque. Il a classé des restes de petits carnivores (deux renards et une martre) de la collection de référence de la société, les a inventoriés, référencés et photographiés. Amélie Toisier a travaillé sur le projet d’ostéothèque. Elle a inventorié, référencé et photographié les restes de deux cerfs (un mâle presque complet, et une biche dont les restes sont des déchets de chasse et de consommation moderne). L’ostéothèque telle qu’elle est présentée à ce jour résulte d’un travail réalisé par Cédric Beauval et François Lacrampe-Cuyaubère en 2000. Sylvain Renou et Amélie Toisier nous ont très efficacement permis d’avancer sur ce projet, de corriger les erreurs de la première base, d’homogéniser les descripteurs des pièces... Nous les en remercions sincèrement. Ces données seront prochainement consultables sur le site Internet de la société dans la rubrique Base de données - Ostéothèque.
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